Qu’est-ce qu’écrire ?

Cette section a pour objectif que l’étudiant reconnaisse la valeur de l’écriture en tant qu’outil de communication des idées, des émotions et des savoirs.

Qu’est-ce qu’écrire ?

Cette section a pour objectif que l’étudiant reconnaisse la valeur de l’écriture en tant qu’outil de communication des idées, des émotions et des savoirs.

L’écriture et son importance

Écrire consiste essentiellement à interagir pour créer une signification commune qui nous permette d’atteindre des objectifs sociaux. Cette position sociocognitive s’appuie sur trois postulats de base : l’écriture est publique, parce qu’elle consiste en un échange incluant, outre le rédacteur, d’autres locuteurs de la langue ; elle est interprétative parce qu’au sein de l’acte même de communication, se construisent des sens requérant l’établissement d’une relation de compréhension avec d’autres usagers de la langue ; enfin, elle est située, en ce sens que l’interprétation ne se fait pas dans l’absolu et que la communication a toujours lieu dans un contexte spécifique comme, par exemple, celui de l’Université (Benítez, 2005).

C’est dans ce contexte que nous construisons des discours pour défendre une position, exposer une démarche, expliquer un phénomène, confronter une idée, discuter d’un problème, poser une hypothèse, définir un concept ou diffuser les résultats d’une recherche, par exemple. L’écriture traduit également nos décisions sur la meilleure façon de mettre en scène la perspective appliquée aux phénomènes à communiquer.

Cela signifie que les discours sont toujours des façons de présenter par des mots, des actions, des valeurs et des croyances notre appartenance à une communauté ou à un groupe donnés, auxquels nous sommes unis par des façons de parler, d’écouter, de lire et d’écrire, mais aussi par des façons d’agir, d’interagir, de nous habiller, de croire, d’apprécier et d’utiliser des outils et des objets. L’écriture est l’une des pratiques les plus constantes de la vie universitaire. Mener à bien cette activité exige un apprentissage systématique des ressources linguistiques discursives propres à la communication spécialisée (Castro & Sánchez, 2016).

Caractéristiques d’une bonne rédaction

Un texte clair, simple et concis reflète chez son rédacteur une bonne connaissance du sujet et la pertinence de l’utilisation de la langue (Salazar, 1999).

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Clarté

Doit correspondre un langage simple, basé sur des mots transparents et des phrases brèves. D’après Zavala-Ruiz (cité dans Salazar, 1999), cela signifie des concepts bien assimilés, exposés proprement, dans une syntaxe correcte et un vocabulaire accessible à la majorité. Les idées claires doivent reposer sur un ordre logique et éviter le lexique alambiqué.

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Concision

Consiste à exprimer beaucoup en peu de mots, ainsi qu’à éviter tout vocabulaire non nécessaire. Martín Vivaldi (cité dans Salazar, 1999) note que nous ne devons employer que des mots absolument rigoureux pour exprimer ce que nous voulons dire. À défaut, notre discours sera flou et imprécis.

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Simplicité

Cette troisième qualité d’une bonne rédaction consiste à utiliser des mots d’usage commun. Pour Zavala (cité dans Salazar, 1999), la simplicité consiste à exprimer les idées succinctement et sans sophistication, directement et précisément, c’est-à- dire avec naturel.

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D’autres qualités accompagnent la clarté, la concision et la simplicité : la densité, qui équivaut dans la pratique à la concision dans un contexte où chaque mot ou phrase est lourd de sens, l’exactitude, la précision, le naturel, l’originalité et la brièveté, parmi celles que détaille Martín Vivaldi (cité dans Salazar, 1999). Elles contribuent toutes à un style clair, concis, simple, dense, exact, précis, naturel, original et bref.

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Écrire dans le domaine universitaire

Dans le contexte universitaire, lire et écrire sont des pratiques généralement associées à la construction et à la diffusion de savoir. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’activités mécaniques qui peuvent s’apprendre du jour au lendemain (Castro & Sánchez, 2013). L’enseignement de l’écriture se poursuit donc jusqu’à l’enseignement supérieur pour arriver à écrire correctement, à organiser ses idées et à les exprimer clairement (Mendoza, 2012).

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Qu’implique écrire dans l’enseignement supérieur ? Quelles sont les différences entre écrire à l’université et écrire dans les niveaux éducatifs précédents ? Jusqu’à quel point est-il important d’apprendre à écrire dans le contexte de l’enseignement supérieur ? Se poser de telles questions peut ouvrir à une meilleure compréhension du besoin de développer les compétences permettant de comprendre et de transmettre efficacement des savoirs. Si questionner et rechercher sont des activités fondamentales pour quiconque aspire à un apprentissage significatif, savoir écrire s’avère également être un moyen d’apprentissage, apte à stimuler considérablement le développement universitaire, professionnel et personnel.

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Lorsqu’un étudiant aborde l’enseignement supérieur, il est confronté à des pratiques d’écriture qui exigent le développement de ces savoir-faire de communication écrite, mais également la compréhension des codes de production textuelle. Malheureusement, nombreux sont ceux qui continuent à ne penser l’écriture que comme un canal permettant de reproduire la connaissance, et non de l’assimiler, de la transformer et de la créer. Or, cette conception de l’écriture – « dire » la connaissance (Bereiter y Scardamalia, 1992) – n’est pas la bonne pour mener à bien des tâches de production écrite, qui se situent en outre dans le cadre spécifique de la science, de la technique ou de l’art.

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Écrire dans l’enseignement supérieur n’implique pas seulement une bonne connaissance de la langue et une aisance lexicale (compétences linguistiques). Cela requiert en outre la connaissance des pratiques discursives et des conventions textuelles (compétence discursive-textuelle), une compréhension précise de la situation communicative – qu’écrit-on, pourquoi et pour qui (compétence sociolinguistique) – une capacité d’autorégulation du processus, compliqué et complexe, de l’écriture en tant que pratique sociale pour transformer (compétence stratégique).

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Qui peut se prétendre un professionnel accompli s’il ne domine pas l’écriture ? Dans le monde technicisé dans lequel nous vivons, l’écriture va bien au-delà d’une série de graphies. Aujourd’hui, l’écriture permet de former des individus capables de communiquer. Comme le dit Garrido, l’écriture est le moyen privilégié d’explorer le cœur de l’homme, de proposer des idées, d’ouvrir des horizons et d’aiguiser la conscience, pour créer, conserver et diffuser des connaissances ; pour construire et étayer des civilisations.

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Sources d’information

Castro, M. & Sánchez, M. (2016). Características genéricas y estrategias de lectura. Una propuesta para la comprensión de textos académicos; en Enseñar a leer y escribir en la educación superior. Propuestas educativas basadas en la educación. Libros digitales de acceso libre. Disponible sur: http://www.fundacion-sm.org.mx/sites/default/files/Ense%C3%B1ar%20a%20leer%20y%20escribir.pdf

Mendoza, G. (2012). La importancia de escribir correctamente. El diario. Disponible sur: http://www.eldiario.ec/noticias-manabi-ecuador/216703-la-importancia-de-escribir-correctamente/

Salazar, A. (1999). La redacción: concepto, características, sus fases. Universidad Autónoma Metropolitana. División de Ciencias Sociales y Humanidades. Disponible sur: http://www.posgrado.unam.mx/arquitectura/aspirantes/La_Redaccion.pdf

Suárez, P. (s/f). La fábula. Literatura latina. Departamento de clásicas. Instituto Español Cañada Blanch. Disponible sur: http://es.calameo.com/read/004561956383552eb2402

Castro, M. coord.ª (2013). Prácticas de Escritura Académica en la Universidad: la producción del ensayo escolar. México: Universidad Autónoma de Tlaxcala, Facultad de Filosofía y Letras.

Clavel, A. (2012). Faltas de lenguaje. Columnas, Domingo el Universal. Disponible sur: http://www.domingoeluniversal.mx/columnas/detalle/Faltas+de+lenguaje-827

González, F. (2015). Pensamiento crítico y argumentación: continuidades y rupturas. Universidad de Sonora.

Matute, A. (2004). Felipe Garrido: el escritor profesor. Revista de la Universidad de México. Universidad de México. Pp 94-96. Disponible sur: http://www.revistadelauniversidad.unam.mx/0204/pdfs/res_felipe_garrido.pdf